Pour la première fois depuis la réforme de
1989, le taux
d'intérêt légal pour 2010 atteint son niveau le plus bas. Il vient
d'être fixé par le décret
(n°2010-127) du 10 février 2010, à seulement 0,65% (contre 3,79% en
2009, 3,99% en 2008 et 2,95% en 2007). Ce taux de l'intérêt légal
correspond à la moyenne arithmétique des 12 dernières moyennes
mensuelles des taux de rendement actuariels des adjudications de bons du
Trésor fixe à 13 semaines.
L'intérêt légal trouve notamment à
s'appliquer :
- en matière fiscale à la liquidation des
intérêts moratoires dus en cas d'obligations cautionnées impayées et en
cas de restitutions consécutives à des instances fiscales
- au
calcul d'intérêts créditeurs sur remboursement de consignations
constituées en garantie d'impositions contestées
- en matière
domaniale, sauf stipulation contraire, lorsque le recouvrement des
produits est différé
- et depuis le 15 juillet 1996, au paiement
fractionné ou différé des droits d'enregistrement, de la taxe de
publicité foncière et des taxes additionnelles exigibles sur certaines
mutations de propriété et apports en société
- en l'absence de
stipulations conventionnelles, pour le calcul des intérêts dus dans le
cas de remboursement de dettes ou d'emprunts
- avec une
majoration de 5 points, en cas de condamnation par une décision de
justice.
Ce taux s'applique également aux crédits de
paiement accordés dans le cadre des articles 396 et suivants Ann III du CGI et au crédit de paiement des droits dus sur
certaines transmissions d'entreprises.